Musiques réellement instrumentales ou utilisant les voix comme des instruments, elles sont la fusion entre l’ethnique et les musiques actuelles, les temps immémoriaux et les artistes d’aujourd’hui.

  • Avel et Mor Composé par Bess Philip N. & Nobbs Karin
    Dans un passé si lointain qu’il semble toucher à l’infini du temps‚ Avel et Mor‚ dieux du Vent et de la Mer‚ ont appris à s’aimer‚ pour avoir trop longtemps mêlé leurs souffles et confronté leurs plaintes sur les landes de l’Irlande éternelle.
  • Avel et Roc'h Composé par Bess Philip N. & Nobbs Karin
    A travers les âges‚ grâce au pouvoir du sel‚ la vie a pu s’organiser autour de l’océan sur les terres d’Armor. Roc’h et Lann‚ protecteurs des récifs et des landes‚ se faisaient beaux pour le plaisir des hommes‚ se parant d’une débauche de mousse‚ de bruyères et de genêts. Mordu de jalousie‚ le Dieu Avel est entré dans une fureur sombre qui a fait monter l’écume à la bouche de Mor‚ cette mer dont il était l’amant. A la prospérité et à la quiétude des temps anciens ont succédé des jours mornes et gris‚ traversés par la faim qui tenaillait les estomacs et la crainte qui ravageait les cœurs. Mais un jour couleur de deuil‚ le répit est venu de K’Halon. Contre l’avis des siens‚ il a pris sur son âme de négocier avec le Diable‚ seul capable de faire fléchir Avel et Mor dans leur résolution…
  • branwen Composé par Bess Philip N. & Nobbs Karin
    Branwen‚ le Corbeau blanc‚ fille de Llyr et soeur de Brân Vendigeit‚ dit “ Brân le Béni ”‚ guerrier aux dons magiques‚ connut un destin unique. Branwen épousa le Roi d'Irlande‚ Matholwch‚ et eut un enfant. A la suite de son mariage‚ elle fut dépossédée de tous ses biens. Matholwch considérant qu'il n'a pas obtenu suffisamment de biens‚ mit Branwen au rang de servante dans son domaine. Alors‚ elle envoya un étourneau chargé d'un message de détresse auprès de son frère‚ Brân‚ qui l’aimait. Il dépêcha son armée pour combattre‚ et la sauva. La tête de Brân‚ une fois mort au combat‚ fut enterrée dans une colline pour protèger tout le pays d'invasions étrangères. Karin et Philip chantent et vivent la légende trop peu connue de Branwen et Brân.
  • Cocoon Attitude - L’amitié Composé par Goubin Michel
    J’ai toujours été ému par l’amitié qui lie ces deux femmes. Une fraternité sans heurts ni fards qui porte ces êtres au-delà d’elles-mêmes‚ sur les rives d’un poème sans fin dont les éminentes compositions comptent les étoiles et s’enivrent d’enchantement et de compassion. Je ne vous parle pas de camarades occupées à construire des personnages convaincants et compatibles‚ mais d’une union profonde‚ un contact finement tissé au sein duquel chacune s’accomplit‚ une rare intimité qui s’offre dans la pudeur‚ le respect‚ et hisse ces femmes au sommet des sentiments. Les écouter réjouit : elles disent toute chose et son contraire‚ mais se retrouvent toujours sur le sens. Et dans le fond‚ ce qui rend leur lien si indissoluble réside peut-être dans cette certitude. Qui manque parfois à la passion. Car nulle ne sert l’autre. Et ne la dessert jamais non plus. Chacune accompagne l'autre et partage désarrois et victoires‚ égarements comme espoirs. Parfois‚ quand la première semble errer en de sombres pensées‚ la seconde‚ les yeux baissés‚ s’approche à pas feutrés. Et sans mot dire‚ elle cherche le trouble au fond du cœur de son amie et lui épargne d’avoir à se découvrir elle-même. Puis elles s’adressent ensuite de silencieux messages secrets par des voies qu’elles restent les seules à connaître. Quand je les observe‚ j’ai le sentiment de mieux comprendre le monde. Je n’ai pas encore trouvé la clé des mystères de mon humanité‚ mais j’ai alors le sentiment de m’en approcher.
  • Cocoon Attitude - L’amour Composé par Bodo100LoveSystem
    Le jeune homme saisit la main et l’étudie avec humilité. On croirait qu’il y déchiffre des secrets ou en devine une suprême intimité. Emue par la tendre délicatesse du geste‚ elle sourit et‚ les yeux fermés‚ expire longuement pour dissoudre ses dernières tensions. Le baiser‚ suave comme une soie introuvable‚ scelle d’imperceptibles liens tissés dans les volutes de la dévotion. Les corps transportés se frôlent alors‚ puis se rapprochent et se fondent enfin en une étreinte captivante et fiévreuse. Confiés à l’apesanteur d’une polyphonie amoureuse‚ ils se parlent en silence et s’écoutent avec leurs mains‚ libérées. Quand il cherche le creux de son dos pour y poser la main‚ elle répond d’un baiser‚ d’un sourire‚ d’une caresse. Et s’il ceint les chairs comme pour les glorifier‚ elle murmure d’exquis frissons d’ivresse. Autour d’eux glisse le temps tel un délictueux délice qui délivre leurs ultimes confidences. L’air et l’espace déploient leurs incantations de souffles électriques et d’instinctifs mots doux. Bientôt‚ à la seule lueur d'une flamme‚ quand les repères se seront effacés‚ la veine incandescente jaillira dans l’hilarité des voluptés‚ et le ciel se fendra comme un cristal rare. Dans les corps drapés par les corps‚ les amants auront vu le volcan s’enflammer en triomphes incandescents. Et en un lieu mythique où les cycles du monde se figent retentira le métronome de leurs corps exaltés de nirvanas partagés
  • Cocoon Attitude - L’endormissement Composé par Nobbs and N'Bess
    Au moment de m’endormir‚ je repensai aux émotions de ces dernières heures. Une voix en moi‚ à la fois profonde et fière‚ jubilait de plénitude et d’excitation mêlées. Quelque chose s’était initié‚ une cadence insoupçonnée‚ la mise au monde d’une vitalité nouvelle. Je m’enivrai de ces douces récurrences et me laissai gagner par une apaisante euphorie. Abandonné à l’apaisement des gestes‚ je ressentis un soulèvement‚ un léger décollement‚ comme si l'âme s’exportait en d’autres lieux‚ sous d’autres cieux. La tonalité de mon souffle sonnait l’amorce du retranchement. Une fatigue silencieuse et encore indécise vibrait déjà de sa fabuleuse victoire. Et j’éprouvai l’hypnogène corruption des sens. Etourdissante sensation. Je n'en connais pas de plus pure. Dans cet état vacillant‚ baigné dans des délices aux tons flavescents‚ l’univers s’enveloppait des plis de mes fantasmagories. J’imaginais une main dans mes cheveux. Je croyais entendre des cris d’enfants. De romanesques allégories pleuvaient sur moi. Les yeux clos‚ j’embrassais une invisible grandeur. Les dimensions en confusion m’indiquaient le passage et‚ en bienheureux docile‚ je me laissais gouverner. Puis la griserie se tut‚ alors que je flottais encore dans de tactiles rêveries‚ et le sommeil vint me cueillir avec une courtoise discrétion qui ne cesse de me ravir.
  • Cocoon Attitude - La plage Composé par Pumpkin and Davies
    Soutenue par la vision de l’horizon qui s’effilochait derrière des nuages aux étincelantes tonalités albes‚ elle demeura un long moment dans la contemplation de la mer. L’océan lui apparaissait comme un grand lit gracieux bordé de dentelle azurée. Au firmament de son imagination‚ Maylis goûtait à loisir les embruns langoureux qui enveloppaient ses sens‚ et lançait à l’univers sa tendre sérénité. Le sable autour‚ à la fois attentif au mouvement des vagues et indifférent aux cycles des temps‚ la félicitait tout bas à perte de vue. Elle s’approcha des vagues à l'ourlet ondulant et sourit instinctivement à la mer qui venait perpétuellement s’étreindre à ses pieds en un magma tourbillonnant. La jeune femme imaginait des larmes de joie et de victoire venues lui rendre hommage avec un liseré d’écume laiteuse en offrande‚ tel un lait maternel prodigué sans retenue‚ un souffle d’amour‚ une ombre indéchiffrable et néanmoins si familière. Au loin‚ les derniers touristes regagnaient leurs chambres d’hôtels et s’inquiétaient à haute voix d’oublier parasols ou serviettes. Le chant nostalgique d’un matelot résonnait dans l’air en de subtiles emphases et ornait la plage de reflets émouvants. Maylis marcha longtemps sur la plage pour saluer le dernier soleil qui‚ déjà‚ s’occultait en un puissant chœur d’éclats homériques et célestes. A son retour‚ il lui semblait avoir entendu un présage‚ comme un signal de félicité promise.
  • Cocoon Attitude - La promenade Composé par Ajdar Stan
    Après deux heures de marche sous le feuillage messianique de colossaux chênes séculaires gonflés de légitime orgueil‚ Sosthène‚ chef autoproclamé de notre groupe de marcheurs‚ proposa de se reposer quelques minutes autour du grand lac. La mousse lascive‚ de rosée encore couverte‚ accueillit nos corps flapis mais satisfaits avec une bienveillante chaleur. Emouvantes‚ les terres alentour souriaient au bleu. L’horizon‚ empli de l’éclat solaire‚ dessinait de sybarites lignes et parsemait l’espace d’ineffable grâce. Je regardai les herbes humides au pied des roches plagièdres‚ non loin de la gresserie. Des plantes fines et échevelées‚ disposées comme des soies folles‚ déversaient leur miel feuillu sur une lande dont les mouvements chantaient le relief tamisé de cette forêt majestueuse. Puis nous reprîmes notre chemin. Sous le vain rémora formé par un jeune orme cassé qui barrait le sentier d’une voûte verdoyante‚ Talula cueillait des fleurs qu’elle scrutait longtemps avant de les humer et de les attacher à ses cheveux. Son frère‚ familier de cet environnement‚ avançait les yeux fermés‚ un sourire placide aux lèvres‚ et semblait rêver en mouvement à des jeux icariens. Quelque merle moqueur l’observait‚ railleur. Tapie dans un buisson‚ une marmotte lui lança un regard laconique avant de plonger dans la terre humide. Un silence ensorcelant baignait ce monde enchanté et aiguisait nos pas en semant de mystiques étincelles en nos âmes émerveillées.
  • Cocoon Attitude - La sieste Composé par Yogitea
    Maïssane apparut avec nonchalance. Je dormais encore‚ protégé des rayons qui filtraient au travers des jalousies. Délicatement‚ elle s’approcha et me souffla à l’oreille qu’il était temps de sortir de la sieste‚ que tout le monde m’attendait‚ qu’il allait être trop tard. Je restai inerte mais conscient de sa présence à la fois bienveillante et inquiète. Puis elle s’agenouilla contre le canapé victorien qui trônait dans la pièce attenante à son atelier‚ et entreprit de me sortir de la torpeur. Je la laissai faire et goûtai avec délice à l’ivresse de son parfum grisant aux effluves fruitées et de ses doigts aimants aux nobles intentions. Elle commença par caresser doucement le haut du front pour descendre sur les arêtes du visage. Enjôlés‚ mes sens semblaient se dissoudre en d’infinies rêveries qui me replongeaient dans le sommeil. Elle s’en rendit compte et tenta de se montrer plus zélée. En vain… J’appréciais son apaisante empathie dans ses tentatives de m’éloigner des rives de la sieste‚ mais qui m’invitaient dans le même temps à d’indolents voyages sensoriels. J’étais bien et je priai pour que cet instant ne s’arrêtât jamais.
  • Cocoon Attitude - La terrasse Composé par Jeandot Nicolas
    Plusieurs fois par jour‚ été comme hiver ; il ne pouvait contenir cette carcasse qui lui servait de corps d'arpenter cette esplanade contigue à son pied-à-terre urbain. Son esprit révérait ce belvédère moderne par son style architectural simpliste mais fonctionnel qui offrait à sa vue " son monde ". Du haut de sa plate-forme édulcorante‚ comme un propriétaire foncier contemple la fertilité de ses terres‚ Adonaï observait méticuleusement sa mégalopolis croître‚ bouillir‚ rugir‚ bref vivre...Ses heures de délectation : la nuit‚ où s'amalgamaient les quintessences des illuminations ; des mélodies enivrantes qui se dispersaient des cafés branchés et des boîtes de nuit ambiants à la mode. Au plus profond de l'obscurité quand le reste de la conurbation se trouvait dans les bras de Morphée‚ en dehors des joyeux noctambules‚ et lorsque le brouillard fondait sur toutes les diverses bâtisses composant celle-ci ; de son antre élevé‚ les lignes qui se devinaient ainsi que le flou fluorescent des rues conféraient une atmosphère surréaliste voir fantastique qui l'hypnotisait. Adonaï avait décoré cet espace vital comme une extension de lui-même : d'une part‚ une extrémité dépouillée pour sa réflexion-méditation ; d'autre part‚ une espèce d'enclos végétal composé de variétés de plants et de pousses originaires des quatre coins de la planète. Au centre de celui-ci trônaient quelques chaise-longues aux contours très épurés mais confortables pour la contemplation et le repos de son âme ou celle de ses amis qui lui rendaient visite. Seul héritier de cette extraordinaire demeure‚ au fur et à mesure des années‚ il avait compris que sa terrasse était un lien unique car son cour palpitait au rythme de cette cité qui l'avait vu naître et qui maintenant se découvrait à ses yeux comme une jeune pucelle... Il en était certain : sans ces deux composants‚ il ne pourrait plus vivre !
  • Cocoon Attitude - Le bain Composé par Lord
    De ses îles Samoa‚ ces gouttes de terre joyeuse qui l’ont vue naître et dont son esprit s’est nourri‚ Seena a gardé la soif des caresses de l’eau sur son corps cuivré. Dès le crépuscule‚ alors que le déclin quotidien triomphe à nouveau‚ elle s’illumine dans un bain longtemps mêlé d'essences suaves où elle dissipe les empreintes du jour. Une immersion quotidienne‚ quasi-baptismale‚ et une ode aquatique à la gloire d’appas charnus rendus au flot de larmes brûlantes. Je l’ai surprise‚ une fois‚ dans ce moment d’ivresse intime et rare qui paraissait dessiner un rêve jamais achevé. J’ai senti mes yeux s’embraser au jaillissement de sa gracieuse et rayonnante nudité plongée dans une sensualité veloutée. J’ai goûté au vol de ses courbes infinies absorbées par les ondes nonchalantes. Et j’ai vibré aux clapotis désespérés de dérisoires vaguelettes à l’assaut des chairs fluidifiées… Seena peut demeurer ainsi des heures entières à goûter à ces vertiges innocents. Libérée par les eaux qui s’inclinent devant tant de féminine majesté‚ la baigneuse déploie alors des danses longtemps exilées. Un langage qu’elle ne partage qu’avec les eaux. Et plus tard‚ alors que les ombres se confondent et que les âmes se rassemblent‚ une nouvelle femme surgit des flots et offre sa lueur généreuse aux heures noyées d’ennui.
  • Cocoon Attitude - Le déjeuner Composé par C.Djay
    L’époustouflant éclat de la table foisonnante effaçait à lui seul la torpeur morose des derniers mois. Des mets émanaient de ravissantes et poétiques fragrances qui annonçaient l’extase d’un déjeuner inoubliable‚ comme un ensoleillement des sens. Sur de larges assiettes‚ tels des haut-vents emberlificotés autour d’algues sensuelles‚ des romuhais aux ailerons taillés en étoiles attendaient‚ placides et raisonnés‚ les hommages des palais. Non loin‚ de délicates asperges éplorées s’inclinaient en de larges révérences devant les viandes dressées sur une robe de giraumon-turban que d’aucun allait confondre avec un comestible organdi. Pour Salomé et Jolan‚ de multiples sauces aux subtiles transparences avaient été préparées pour des macas aux saveurs cannelisées qui exhibaient doctoralement leurs surfaces luisantes‚ métaphores vivantes de l’enfance de la terre et hymnes à la chaleur de généreux soleils. Des pains‚ façonnés par des mains expertes et maternelles‚ tendaient leurs courbes fiévreuses aux reflets passionnés. Tels des milliers de corps assoupis‚ des chayottes coupées en demi-lunes se posaient‚ songeuses face à l'abîme insondable de leur condition. Les couverts‚ disposés selon un agencement millimétré sur une nappe d’une aveuglante blancheur‚ semblaient pousser de longs souffles plaintifs‚ impatients de mordre cette généreuse nourriture. Et lorsque les convives commencèrent à arriver dans l'immense salle à manger‚ un silence impatient et fiévreux s’empara de l’assemblée‚ comme un hommage intime avant une importante cérémonie.

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